Lutte contre la corruption : Les universités togolaises visées par un nouveau programme éducatif
La lutte contre la corruption au Togo est toujours en cours et a récemment franchi une nouvelle étape avec l’implication de l’enseignement supérieur. Le 24 février 2026, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Gado Tchangbedji, a reçu en audience une délégation de la Haute Autorité pour la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPULCIA), conduite par son président, Aba Kimelabalo.
Former des citoyens responsables de l’université
Au cœur des échanges était le projet d’intégration de l’éducation anti-corruption dans les établissements d’enseignement supérieur. Les discussions ont porté à la fois sur le contenu du programme et sur les modalités de son déploiement progressif dans les universités et collèges du pays.
L’objectif est d’établir une culture durable d’intégrité, de transparence et de responsabilité parmi les étudiants. A travers cette initiative, les autorités entendent préparer les apprenants à devenir demain décideurs, managers et responsables publics sensibilisés aux exigences éthiques liées à leurs futures responsabilités.
Une phase pilote déjà engagée
La mise en œuvre du programme a débuté par une phase pré-test lancée le 23 février 2026 à l’École Nationale d’Administration (ENA), achevée le 25 février. L’expérimentation se poursuivra du 3 au 7 mars 2026 à l’Université de Kara, avant une phase d’évaluation. Cette dernière permettra d’ajuster le dispositif en vue de son extension progressive à l’échelle nationale.
Un engagement institutionnel fort
Lors de la rencontre, le ministre délégué a salué l’approche proactive de la HAPULCIA et réaffirmé son adhésion totale à la vision portée par l’institution. Il a également rendu hommage à Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, pour son engagement constant en faveur de la bonne gouvernance, de l’éthique publique et de la redevabilité des institutions.
Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une appropriation collective du programme par l’ensemble des acteurs du système éducatif. Dans cette dynamique inclusive, il a exprimé le souhait de voir la phase pilote élargie aux établissements privés d’enseignement supérieur, afin d’en renforcer l’impact.
Vers une intégration définitive dans les curricula
À terme, le programme d’éducation à la lutte contre la corruption devrait être intégré de manière permanente dans les curricula universitaires, toutes filières confondues. Une avancée majeure qui positionne l’université comme un levier stratégique dans la construction d’une gouvernance plus éthique et responsable au Togo.
Pour les étudiants, cette initiative représente une opportunité : celle d’acquérir, au-delà des compétences académiques, des valeurs essentielles pour réussir et agir avec intégrité dans la vie professionnelle et citoyenne.




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