Université de Lomé : Un nouveau partenariat pour renforcer la formation et la recherche
L’enseignement supérieur en Afrique poursuit sur sa lancée en matière de coopération. À Lomé, un nouveau partenariat universitaire illustre cet engagement en faveur de l’intégration universitaire à l’échelle du continent.
Le 12 mars 2026, l’Université de Lomé et l’Université des Sciences et Techniques de la Santé (USTS) du Gabon ont signé un accord-cadre de coopération universitaire et scientifique, marquant ainsi le début d’une collaboration entre les deux établissements.
La cérémonie officielle s’est déroulée dans le bâtiment administratif de l’université togolaise, en présence de responsables universitaires, dont le professeur Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé, et le professeur Jérôme Miloundja, recteur de l’USTS.
Un partenariat entre deux universités de référence
Cette convention marque une nouvelle étape dans le développement des coopérations universitaires africaines, particulièrement dans le domaine de la formation et de la recherche en santé.
Créée en 2022, l’USTS est un établissement public gabonais spécialisé dans la formation aux métiers de la santé et la recherche sur les maladies tropicales. L’université est placée sous la double tutelle du ministère de la Défense nationale et du ministère gabonais de l’Enseignement supérieur.
De son côté, l’Université de Lomé, fondée en 1970, demeure la plus grande université publique du Togo. Elle joue un rôle majeur dans la formation des cadres du pays, la recherche scientifique et la coopération internationale.
Les deux institutions sont également reconnues par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), une organisation qui œuvre à l’harmonisation et à la qualité de l’enseignement supérieur dans l’espace africain.
Une coopération multidimensionnelle
La convention signée établit un cadre juridique et institutionnel destiné à faciliter plusieurs formes de collaboration entre les deux universités.
Parmi les axes majeurs de coopération figurent :
- La mobilité des enseignants-chercheurs et des étudiants, afin de favoriser les échanges d’expériences et le partage de connaissances ;
- L’harmonisation et la reconnaissance des programmes de formation, facilitant la mobilité académique dans l’espace universitaire africain ;
- La mise en place de projets de recherche communs, notamment dans les domaines liés à la santé et aux défis sanitaires africains ;
- L’échange de publications et d’informations scientifiques entre les deux institutions ;
- La mutualisation des équipements et infrastructures scientifiques, permettant aux chercheurs et aux étudiants d’accéder à des plateformes techniques plus performantes ;
- L’organisation conjointe de colloques, séminaires et conférences scientifiques ;
- La participation commune à des projets internationaux et à des appels à financements.
La convention prévoit également le co-encadrement des stages et des travaux de recherche, ainsi qu’un accompagnement académique pour les enseignants-chercheurs souhaitant progresser dans les différents grades universitaires.
Un mécanisme de suivi pour assurer l’efficacité du partenariat
Afin de garantir la mise en œuvre concrète des engagements pris, les deux institutions ont décidé de créer un comité de suivi et d’évaluation.
Ce comité aura pour mission de :
- suivre les activités de coopération ;
- évaluer les résultats des actions entreprises ;
- proposer de nouvelles initiatives de collaboration.
Pour l’Université de Lomé, le professeur Mawusse Kpakpo Akue Adotevi, directeur de l’Information, des Relations extérieures, de la Coopération et des Prestations de Services (DIRECOOPS), a été désigné pour représenter l’institution au sein de ce dispositif.
Une réponse aux défis de la formation
Lors de la signature de l’accord, le président de l’Université de Lomé a souligné l’importance de cette collaboration pour l’avenir de l’enseignement supérieur africain.
Selon le professeur Kossivi Hounaké, ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de renforcement de la coopération interafricaine entre institutions universitaires.
Le recteur de l’USTS, le professeur Jérôme Miloundja, a pour sa part mis en avant l’objectif commun des deux universités : former les professionnels de santé dont l’Afrique a besoin et produire une recherche scientifique adaptée aux réalités du continent.
Une initiative alignée sur la dynamique d’intégration académique africaine
La signature de cette convention intervient dans un contexte particulièrement favorable à la coopération universitaire africaine. Elle coïncide notamment avec l’organisation à Lomé des 7ᵉ Journées scientifiques du CAMES, un rendez-vous majeur de la recherche et de l’enseignement supérieur en Afrique.
À travers ce partenariat, les deux universités participent à la construction d’un espace académique africain plus intégré, fondé sur la circulation des savoirs, la mutualisation des ressources et la coopération scientifique.
Pour les étudiants et chercheurs africains, ce type d’initiative ouvre progressivement la voie à plus d’opportunités de mobilité, de formation et de collaboration scientifique sur le continent.











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