CERME – Université de Lomé : Des équipements de pointe pour révolutionner la recherche et la formation

Le lundi 4 mai 2026, un don d’équipements technologiques de haute performance a été officiellement remis au Centre d’Excellence Régional pour la Maîtrise de l’Électricité (CERME) dans le cadre d’un partenariat tripartite associant le Groupement I-Care Togo (ICTG), le CERME et Schneider Electric, géant mondial de la gestion de l’énergie. La cérémonie s’est déroulée dans les locaux du CERME, sur le campus nord de l’Université de Lomé.

 

Cette remise officielle ne se résume pas à un simple transfert de matériel. Elle incarne l’engagement de plusieurs acteurs publics et privés en faveur d’une vision commune qui es de faire de l’énergie solaire un catalyseur de la transformation du secteur agricole togolais.

Le directeur du CERME, le Dr Yao Bokovi (MC), a souligné l’importance stratégique de cette initiative dans le cadre du projet « Énergie solaire agricole ». Selon lui, ce projet démontre concrètement comment l’électricité peut optimiser et accroître la production agricole. Il a souligné que le matériel reçu permettra de mener des essais sur le terrain dans le but d’atteindre une production réelle, concrète et rentable.

Que contient ce lot d’équipements ?

Les équipements remis comprennent :

  • Un onduleur solaire hybride pour une alimentation stable et continue
  • Des variateurs de vitesse de différentes capacités pour piloter des machines de transformation agricole
  • Des capteurs intelligents pour collecter des données en temps réel, même dans les zones rurales

L’ensemble de ces dispositifs sera connecté à la plateforme digitale EcoStruxure de Schneider Electric, offrant ainsi des capacités avancées de suivi, d’analyse et d’optimisation des performances énergétiques. Ces technologies permettront également de mesurer les économies d’énergie réalisées et de quantifier la réduction des émissions de CO₂, un enjeu crucial dans le contexte de la lutte contre les changements climatiques.

Un modèle économique viable et reproductible

Charles Jonas S. A. Agueh, président de la société Asper (Africaine de Services pour l’Électrification Rurale), a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une dynamique structurée de recherche, de formation et d’innovation partagée entre les partenaires.

Le projet « Énergie solaire agricole » ambitionne de concevoir et de tester des solutions techniques permettant d’alimenter des machines de transformation grâce à l’énergie solaire photovoltaïque. L’objectif affiché est de poser les bases d’un modèle économique viable, reproductible et extensible à grande échelle.

À terme, ce projet vise à :

  • Réduire la dépendance aux groupes électrogènes coûteux
  • Diminuer les coûts de production pour les agriculteurs
  • Rendre les produits transformés plus accessibles aux consommateurs

Adapter les solutions aux réalités locales : une priorité

L’ingénieur en systèmes photovoltaïques M. Adjéa Léon Aharrh Gnama a rappelé une réalité souvent négligée. La disponibilité des technologies ne suffit pas. Leur adaptation aux contextes locaux et la mise en place de mécanismes fiables de validation et d’accompagnement sont indispensables pour garantir leur efficacité sur le terrain.

Pour lui, cette initiative doit être perçue comme un point de départ pour bâtir des solutions durables, ancrées dans les réalités togolaises. Il a également insisté sur l’importance de capitaliser sur les compétences locales et de structurer davantage le secteur des énergies renouvelables.

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